Change-moi, fumée !


Chapitre I

Récit de Marine (collégienne)

Je me nomme Marine et j'ai 11 ans. J'ai deux frères, ils sont jumeaux. Alors, quand je me dispute avec l'un, l'autre s'en mêle. J'habite une maison jaune avec deux petits jardins. Vous voyez, mes parents ont des goût bizarres. Ma passion est de danser avec les garçons.
Ce matin-là, je me suis levée et je me suis fait mon petit déjeuner, quand, tout à coup, une fumée étrange est sortie de mon bol.
Puis cette fumée s'est éparpillée partout dans la maison. J'ai cherché la fenêtre dans le brouillard. J'ai mis la main dans quelque chose de gluant, c'était ma confiture.
Ensuite, j'ai glissé sur les fesses et je me suis cognée contre le lave-vaisselle. Je me suis relevée, j'ai marché à tâtons, j'ai touché une casserole encore toute chaude et j'ai enfin trouvé la fenêtre. Je l'ai ouverte et cette chose est partie comme un troupeau de buffles qui voulait s'échapper.
Elle est allée en direction de la mairie.


Chapitre II

Récit de Jean-Pierre (maire)

Ce jour- là, j'étais à la mairie avec ma secrétaire, quand, tout à coup, une fumée passa sous la porte de mon bureau. Je trouvai ça plutôt étrange, je suis allé l'observer. Par la suite, je l'ai reniflée, j'ai senti que quelque chose changeait en moi. Puis, j'ai dit à ma secrétaire :
- Alors, grosse vache, tu pues ! Tu devrais changer de parfum !
Elle m'a répondu :
- Vous vous rendez compte de ce que vous m'avez dit ?
Elle est partie en claquant la porte. Elle n'était pas très contente.
Peu de temps après, je suis allé à une réunion très importante pour notre village. Après avoir fait fuir ma secrétaire, je me suis mis à insulter les employés du village devant le député et les autres maires. Je les traitai de serpents invertébrés à lunettes, de fainéants et les instituteurs de vrais bons à rien.
Dès l'instant où la fumée est repartie de la pièce, je n'ai plus dit d'insultes. Avant toute chose, j'étais embêté, ils me regardaient tous d'un drôle d'air. Je repensais à ma secrétaire.


Chapitre III

Récit d'Adrien (sapeur-pompier)

Le centre de secours venait de m'appeler pour me prévenir qu'il y avait le feu à la mairie.
J'ai vu de la fumée alors je suis allé voir ce qui se passait. Elle est entrée dans mon corps et, d'un seul coup, je me suis dit qu'il y avait quelque chose qui changeait en moi. Immédiatement, je me suis exclamé :
- Non, non, je ne m'approcherai pas de l'incendie, je ne veux pas me brûler !
Je suis parti en courant et je me suis retrouvé devant l'église. Je suis entré et je me suis assis. Quand la fumée est repartie de mon corps, elle est allé droit sur l'autel. Moi, je suis parti affronter les flammes. Il y a mieux encore : c'était une fausse alerte.


Chapitre IV


Récit de Bernard (curé)

Hier, j'étais à l'église quand les gens sont entrés, pour participer à la messe. J'ai vu de la fumée sortir de l'autel. Je me suis approché et une sensation étrange est montée en moi. Après cela, je me suis écrié :
- La quête va commencer ! Des sous ! Des sous ! Il y avait 29 Euros et sept cents. Alors, j'ai pris l'argent. Je suis parti chez le pâtissier avant que la messe ne soit terminée et j'ai acheté
un gros flan. Dans la rue, j'ai rencontré un pauvre affamé qui m'a demandé, un morceau de gâteau. Je lui ai dit non... Simultanément, la fumée est repartie vers un autre homme.
J'ai invité le pauvre à manger chez moi et je suis allé remettre le reste de l'argent dans les corbeilles de la quête pour me faire pardonner.


Chapitre V

Récit de Jérémy (voleur)

Ce soir- là, j'allais cambrioler la maison de Joseph Dunoulle, l'homme le plus riche de la ville, quand, tout à coup, une mystérieuse fumée s'est approchée de moi. Dès l'instant où elle est entrée dans mon corps, j'ai senti quelque chose changer en moi. Je suis allé à la maison, après quoi j'ai distribué mon argent, des bijoux, des tableaux - tout ce que je possédais- aux pauvres.
Quand la fumée est ressortie, je suis devenu furieux et je suis parti rechercher tous mes trésors.


Chapitre VI

Lettre de Jean (écolier)

Cher Rémi

Il faut que je te raconte ce qui m'est arrivé hier en fin d'après-midi.
J'étais tout joyeux parce que ma maman m'avait acheté le film d' Harry Potter 2.
J'étais en train de le regarder, quand, tout à coup, il y a une fumée qui est entrée par la cheminée. Vu que je suis curieux, je suis allé voir ce qui se passait. Dans un premier temps, j'en ai avalé ; dans un second temps, je me suis senti tout triste. Alors, j'ai éteint la télé et je suis allé pleurer dans mon lit. Quand la fumée est repartie, je suis redevenu gai comme un pinson.

Et toi, que penses-tu de mon histoire ?

Réponds-moi vite.

Salut,

Jean


Chapitre VII

Récit de Victor (artiste- peintre)


Je me suis installé sur la place du village pour peindre.
Des arbres intéressants me protégeaient du soleil aveuglant. Des petites maisons roses se collaient les unes aux autres. Le paysage se reflétait dans l'eau claire de la rivière qui coulait à cet endroit. Des bans de poissons jaunes nageaient sous mes pieds. Le ciel chatoyant passait vite d'une nuance de bleu à une autre. Aucun nuage à l'horizon ne me gênait.
J'avais fini mon tout dernier sublime tableau quand une fumée est sortie d'un arbre pour venir vers moi.
Je l'ai avalée et j'ai commencé à faire le même tableau mais avec des couleurs foncées.
Quand elle est repartie, j'ai dit :
- Quelle horreur ! Ma toile ! Toute noire !
J'ai tout effacé avec de l'essence. Alors, j'en ai refait une qui allait être claire.


Chapitre IV


Récit d'Yvone (femme de ménage)


J'habite une petite maison au bord de la rivière. Je suis une femme de ménage.
Un jour, une fumée étrange est arrivée vers moi, je l'ai prise pour de la poussière et je l'ai prise au piège avec mon aspirateur. A cause de cela, il est tombé en panne.
De ce fait, j'ai dû me rendre au magasin.

- Bonjour, s' exclama le réparateur.
- Ah, bonjour, je voulais savoir si vous pouviez réparer mon aspirateur ? demandai-je.
- Je suis désolé, madame, nous ne pouvons pas vous le réparer ici, mais à Paris, oui, nous pourrons le démonter et trouver la panne, dit-il.
- Et comment je fais pour le porter ? protestai-je.
- On le postera, répondit-il.
Et c'est comme ça que mon aspirateur est parti pour la capitale.


FIN ?


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